Vient de paraître - février 2014

Véronique Ferrer : "Exercices de l'âme fidèle La littérature de piété réformée en prose dans l'espace francophone (1524-1685)"

Véronique Ferrer, Exercices de l'âme fidèle, La littérature de piété réformée en prose dans l'espace francophone (1524-1685), Genève, Droz, Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance, 2014.

 

Sans prétendre à l’exhaustivité, cette étude se propose de retracer l’histoire littéraire du livre de piété en prose dans le milieu réformé européen francophone, des origines de la Réforme jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes, en accordant une place de choix à la méditation, qui domine la production de ces ouvrages. Il s’agit de replacer les expressions de la dévotion dans leur contexte socio-historique, en lien avec l’histoire singulière d’une communauté de croyants. La littérature de piété n’est pas strictement spirituelle, elle est aussi existentielle et résolument militante. Opter pour la Réforme dès son origine, c’est entrer de plain-pied sur la scène de l’Histoire : prendre position dans la cité, s’exposer à payer le prix de ses croyances et de sa manière particulière d’aimer Dieu. Ce n’est pas seulement à l’aune de critères esthétiques que sera interrogé le concept d’identité confessionnelle appliqué à la littérature, mais aussi sous l’angle de l’histoire politique, religieuse, sociale et littéraire. Après un premier regard portant sur les origines du livre réformé tel qu’il s’affirme à partir des années 1550, l’ouvrage s’attache à dégager une typologie des pratiques de dévotion : la préparation à la mort, la méditation pénitentielle, la méditation sur les Psaumes, la préparation à la cène et les recueils méthodiques. Les derniers chapitres proposent, quant à eux, des synthèses sur les problématiques soulevées par le livre de piété : le militantisme dévotionnel, le langage de la piété, l’auctorialité, enfin le lectorat. Au fil de ce parcours, il s’agit de montrer le rôle primordial que joue le livre de piété dans la vulgarisation des pratiques et des savoirs religieux comme dans la constitution d’une langue littéraire repensée à partir de nouveaux critères rhétoriques.

 

TABLE DES MATIÈRES

 

Entrée en matière

« Toute la vie des chrestiens doit estre une meditation et un exercice de pieté »

La piété réformée

Les exercices de piété

Le livre de piété réformé : essai de périodisation et de catégorisation

Brève histoire du livre de piété réformé

Eléments de définition

Petit discours de la méthode

 

Chapitre premier : Aux origines du livre de piété réformé

La tradition méditative

La méditation médiévale

L’influence de la devotio moderna et de la méditation catholique

Les manuels de piété évangéliques

Erasme et le milieu évangélique français

L’influence allemande

La leçon paulinienne

Les premiers livres de piété réformés

Le renouveau de la prière : la mission pastorale de Guillaume Farel

La fortune de la prière psalmique : de Campen à Vermigli

 

Chapitre II : « Apprendre à mourir d’heure en autre » : l’instruction et la consolation de l’âme

Les sommes spirituelles

Jean de L’Espine

Simon Goulart

Les manuels du bien vivre et du bien mourir

Philippe Duplessis-Mornay

Les recueils collectifs

Les consolations chrétiennes au XVIIe siècle : les pasteurs à l’oeuvre

La méditation sur la vanité terrestre : Pierre Merlin et Pierre Du Moulin

La méditation sur la mort : François de Combles

La consolation des malades : Pierre Du Moulin, Samuel Durant, Charles Drelincourt

Les Visites charitables de Charles Drelincourt

 

Chapitre III : « Confesser secrètement à Dieu nos pechez » : méditation et pénitence

Le modèle pastoral : Antoine de La Roche-Chandieu

De la méditation au commentaire

Un traité sur la pénitence

Du commentaire au sermon

La prière pénitentielle : Théodore de Bèze

Ruptures et continuités

Méditation et pénitence

Méditation et prédication

Méditation et littérature

 

Chapitre IV : Une anatomie littéraire de l’âme : la méditation à l’épreuve des poètes

Méditer en théologien : Philippe Duplessis-Mornay

Du scénario pénitentiel à l’histoire du salut

Prière psalmique et exégèse lyrique

Un coup d’essai politique

Méditer en poète : Jean de Sponde

Du Psaume à la méditation : les singularités d’une démarche

Méditation et prédication : la « fureur sainte » du méditant

Méditation et poésie : une articulation improbable

Méditer en prophète : Agrippa d’Aubigné

De la prière individuelle à la prière universelle

Politique de la méditation

De la prophétie militante à la prophétie visionnaire

 

Chapitre V : « La devotion du cabinet » : la piété en exercice

Piété et liturgie : les manuels de préparation sur la cène

Les précurseurs : Yves Rouspeau, Jean de L’Espine, Daniel Toussain, Nicolas Vignier

Les continuateurs : Pierre Du Moulin, Samuel Durant,Charles Drelincourt

Les préparations doctrinales

Les préparations pénitentielles

Les préparations dévotionnelles

La fortune éditoriale des préparations à la Cène

Individualisation des pratiques de piété

Les recueils méthodiques

Les recueils transconfessionnels

L’évolution des comportements

L’influence du livre de piété catholique

Chapitre VI : « Mediter et lamenter les miseres de ce temps » : une politique de la piété

Confesser sa foi

Résister

Survivre

 

Chapitre VII : « On parle aux hommes par regles, à Dieu par zele » : piété et éloquence

Rhétorique de la foi

La langue de Canaan : la création d’un sociolecte réformé

La prédication familière

Le beau langage

 

Chapitre VIII : « La plume à la main » : le pasteur auteur

Des auteurs aux imprimeurs

Pasteurs ou poètes ?

Trajectoires d’écrivains

 

Chapitre IX : Les « vrais chrestiens » : les lecteurs des livres de piété

Le lecteur virtuel

Des lecteurs désignés

Une piété d’élite

Conclusion

Annexes

Annexe 1

Annexe 2

Bibliographie

Sources

Sources évangéliques et réformées

Autres sources

Bibliographie critique

Bibliographie chronologique

Index des noms d’auteurs

Nicholas Dion, Stéphanie Massé et Andrée-Anne Ploudre (dir.) : "Le cosmopolitisme. Influences, voyages, échanges dans la République des Lettres (XVe-XVIIIe siècles)"

Nicholas DionStéphanie Massé et Andrée-Anne Ploudre dir.) : Le cosmopolitisme. Influences, voyages, échanges dans la République des Lettres (XVe-XVIIIe siècles)Editions Hermann, "Les collections de la République des Lettres", 2014, 320 p., 28€.

 

Présentation de l'éditeur:

Les gens de culture et les grands depuis la Renaissance jusqu’aux Lumières, sans pour autant tomber dans ce que l’on pourrait appeler une « cosmopolitomanie », ont aimé furieusement imaginer, observer et comparer les gens, la géographie, les rites, coutumes et croyances, les subtilités politiques, les manifestations culturelles, les modes de vie, la langue, etc. S’ils ont cherché à dépasser les frontières politiques ou linguistiques qui s’élevaient entre eux, c’est d’abord par fidélité à un héritage, par appartenance à une Europe intellectuelle et spirituelle. Les hommes de lettres ont ainsi fait du voyage, de l’échange et de l’ouverture sur le monde tantôt un sujet de fiction, tantôt un parcours professionnel, tantôt une façon de juger leurs contemporains.

 

Ces actes du neuvième colloque « Jeunes chercheurs du CIERL » proposent en quelque sorte un pacte de lecture cosmopolite : non seulement les quatorze contributions qui suivent nous convient-elles à explorer certaines variations autour d’un thème cher à une période historique, scientifique, littéraire et culturelle, mais elles sont résolument cosmopolites par la variété des champs traités, celle des disciplines et la provenance des jeunes chercheurs.

 

Sommaire

Préface

 

D'UNE COUR À L'AUTRE

I. Cosmopolitisme et diplomatie, Matthieu Gellard

II. Quand les cosmopolites servaient en diplomatie : l’exemple de Francis Vernon, secrétaire d’ambassade à Paris (1669-1672), Alexandre Tessier

III. De l’usage de la fable chez Fénelon ou l’Antiquité aux sources d’une pédagogie moderne, Andréanne Audy-Trottier

 

L’AILLEURS. ENTRE PERCEPTIONS ET VOYAGES

IV. Le pays de Khan : empire fantasmé et fantasme d’empire chez Jean de Mandeville, Esther Ouellet

V. L’accès aux nouvelles de l’Europe et la perception de l’ailleurs : les témoignages de Pierre Barthès et de Siméon-Prosper Hardy (1738-1789), Simon Dagenais

VI. Voltaire en Angleterre : des rayons et des ombres ?, Godrick Chékété

VII. Une des péripéties vécues par les Comédiens italiens lors de leur établissement à Paris, Guillemette Marot-Mercier

 

PORTÉE ET ENJEUX DES VOYAGES

VIII. Marmontel et l’épopée américaine : entre tolérance religieuse et conquête, Marianne St-Jacques

IX. L’indianisme des Lumières et les racines du cosmopolitisme indo-européen, Renan Larue

X. Juliette, Didier et Zéphirin ou comment Arnaud Berquin (1747-1791) prépare la jeunesse française au voyage, Geneviève Fournier-Goulet

 

PÉRIPLES DU TEXTE ET DE LA LANGUE

XI. Un voyage dans le texte : la dispersion dans les livres de sorts médiévaux, Solange Lemaître-Provost

XII. Un projet cosmopolite : comment deux Français et deux Italiens ont permis la redécouverte des poétesses grecques au XVIe siècle, Anne Debrosse

XIII. Une « République des Langues », Fabien Simon

XIV. Cosmopolitisme et rayonnement de la langue française au siècle des Lumières : le choix du français comme langue d’expression littéraire, Laurence Kucera

 

Source : cliquez ici.

Mary-Nelly Fouligny & Marie Roig Miranda (dir.) : "Les proverbes : réalités et représentations", Europe XVI-XVII

Mary-Nelly Fouligny & Marie Roig Miranda (dir.) : "Les proverbes : réalités et représentations", Europe XVI-XVII, n°18, 2014, 580 p., 38€.

 

Dans ce volume, c’est un parcours en trois étapes qui s’offre à nous. La première met en lumière tout ce qui fait le paradoxe du proverbe réalisant constamment le grand écart entre la constance de son sens figé et les multiples variations auxquelles il peut se prêter dans les circonstances particulières de son emploi en situation. Après ces errances au milieu des flots bouillonnants qui disent la diversité sans fin des emplois du proverbe, la seconde étape nous ramène au phare qui, sur la terre ferme, nous a toujours servi de point de repère ; ce phare, c’est la littérature parémiologique. Enfin, la troisième étape nous emporte à nouveau dans le tumulte des arts et de la littérature où nous constatons, à côté de grandes originalités dans l’emploi du proverbe, des utilisations plus répandues répondant notamment à une volonté de vulgarisation par le biais de la sagesse populaire ou à la diffusion des intentions de l’auteur. Au-delà de tout cela, le projet ALIENTO nous donne un nouveau souffle en nous ouvrant de plus vastes perspectives encore.

 

TABLE DES MATIÈRES

 

Mary-Nelly FOULIGNY, « Avant-propos »

Première partie : LE PARADOXE DU PROVERBE : CONSTANCE ET VARIATIONS

- Guy ACHARD-BAYLE, « Morales et scénographies : généricité, figurativité, métamorphisme en parémie »

- Jorge CHEN SHAM, « Savoir parémiologique et mécanismes de présupposition : l’emploi situationnel de “Ir por lana y volver trasquilado” dans Don Quichotte »

- Sonia FOURNET-PÉROT, « Du mauvais usage du proverbe aux Siècles d’Or »

- Delphine HERMES, « Altération sémantico-syntaxique de “Donde hay fuerza, se pierde derecho” : de la variante proverbiale quévédienne à l’anti-proverbe »

- Marie ROIG MIRANDA, « “Plus dure sera la chute” : originalité des représentations quévédiennes »

- Rafaèle AUDOUBERT, « Le proverbe et la défense du pouvoir établi dans El chitón de las tarabillas de Francisco de Quevedo »

- Marie-Eugénie KAUFMANT, « La métaphore parémique dans Del monte sale de Lope de Vega »

- Sabine GRUFFAT, « Proverbes et univers de croyance dans Les Fables de La Fontaine »

- Catherine GAIGNARD, « La verve proverbiale de Sancho Panza »

- Cristina ADRADA RAFAEL et Marie-Hélène GARCÍA, « La traduction en espagnol des proverbes français : une approche sociolinguistique chez quelques auteurs du XVIIe siècle »

 

Deuxième partie : LE PROVERBE ET LA LITTÉRATURE PARÉMIOLOGIQUE

- John NASSICHUK, « Homo bulla est. Proverbe et enseignement éthique chez Filippo Beroaldo l’Ancien »

- Véronique JUDE, « Explicitation et argumentation dans la Philosophía vulgar de Juan de Mal Lara »

- Marc ZUILI, « Étude d’un recueil de proverbes bilingues espagnol-français : Refranes o proverbios castellanos traduzidos en lengua francesa de César Oudin »

- Janine STRAUSS, « Les Maximes des Pères, leur commentaire par le Maharal de Prague au XVIe siècle, leur influence sur les proverbes yiddish et hébreux »

- Albert FRIGO, « Charité bien ordonnée commence par soi-même : de la théologie à la raison d’État »

- Bérangère BASSET, « Plutarque dans les Adages d’Érasme : le proverbe au crible de l’anecdote »

- Mary-Nelly FOULIGNY, « De la réalité à la représentation ou de la représentation à la réalité ? Le théâtre latin de Plaute et Térence dans les Adages d’Érasme »

- Alexandra ODDO BONNET, « Contributions de la comedia à l’évolution du Refranero au Siècle d’Or »

- Danuta BARTOL, « Les images linguistiques de la femme dans les proverbes polonais et français des XVIe et XVIIe siècles »

 

Troisième partie : LE PROVERBE DANS LES ARTS ET LA LITTÉRATURE

- Damien VILLERS, « Le proverbe aux XVIe et XVIIe siècles : arts de la diversité »

- Anne-Marie CHABROLLE-CERRETINI, « Les proverbes du Diálogo de la lengua de Juan de Valdés au cœur d’un débat espagnol sur la norme de la langue vulgaire »

- Fabrice QUERO, « Proverbes et spiritualité dans trois traités du franciscain Luis de Maluenda : de “Gato mirador, nunca buen cazador ni murador” à “Hombre muy negociador jamás muy devoto ni orador” »

- Jean-Claude COLBUS, « Le proverbe chez Sebastian Franck, ou l’épiphanie d’un penser original au début du XVIe siècle »

- Alain CULLIÈRE, « Le traitement des sentences tragiques de Sénèque par Pierre Grosnet (1534) »

- Maxime NORMAND, « Le moraliste classique face au proverbe biblique »

- Mariana GOIS NEVES, « La valeur du proverbe dans le Pranto de Maria Parda de Gil Vicente »

- Maria PROSHINA, « La portée critique du langage proverbial chez Rabelais »

- Patricia EHL, « De l’utilisation des proverbes et sentences dans le théâtre jésuite : l’exemple des Tragédies de Pierre Mousson (S. J.) »

- Charles BRUCKER, « L’énoncé proverbial mis en question dans les emblèmes français du XVIe siècle : le “proverbe éclaté” »

- Richard CRESCENZO, « Le proverbe dans les Jeunesses de Jean de La Gessée »

- Florence DUMORA, « Sagesse et poésie : vers une définition poétique du proverbe »

 

Conclusion : LE PROJET ALIENTO

 

- Marie-Christine BORNES-VAROL et Marie-Sol ORTOLA, « ALIENTO : un programme de recherche transdisciplinaire sur les proverbes »

 

Commande à adresser à :

 

Marie ROIG MIRANDA, Directrice de Groupe « XVIe et XVIIe siècles en Europe »

 

Université de Lorraine – Campus Lettres

23 place Bd. Albert 1er

F 54000 NANCY

 

marie.miranda@univ-lorraine.fr

 

Pour voir la liste des autres volumes, cliquez ici.

Elsa Kammerer : "Jean de Vauzelles et le creuset lyonnais. Un humaniste catholique au service de Marguerite de Navarre entre France, Italie et Allemagne (1520-1550)"

Elsa KammererJean de Vauzelles et le creuset lyonnais. Un humaniste catholique au service de Marguerite de Navarre entre France, Italie et Allemagne (1520-1550), Genève, Droz, coll. "Travaux d'Humanisme et Renaissance", 2013, 522 p., 6966.

 

Présentation de l'éditeur :

Au croisement d’importants réseaux d’imprimeurs, de graveurs et de poètes qui la relient à l’Italie tout autant qu’aux pays germaniques, Lyon s’impose dans la première moitié du XVIe siècle comme le creuset d’expériences philologiques, iconographiques, symboliques et politiques qui innervent de façon décisive la lecture des textes bibliques. Figure centrale de cette étude, Jean de Vauzelles (ca. 1495-1563) incarne précisément la conciliation religieuse et humaniste qui y a été tentée. Secondant le désir qu’a Marguerite de Navarre de promouvoir les Ecritures en une belle langue française, il traduit pour elle l’Hystoire evangelique d’Ottmar Nachtgall, puis les adaptations que l’Arétin avait faites de la Bible à partir de tableaux contemporains. L’ensemble des textes qu’il dédie à Marguerite ainsi qu’à Louise de Savoie apporte un témoignage inédit sur la vie religieuse à la cour de France. Vauzelles, à qui sont confiées les entrées royales de 1533, participe en même temps, avec le dominicain lucquois Sante Pagnini (1470-1541), au renouveau des études hébraïques à Lyon et à la fondation de la célèbre Aumône générale. Au-delà du personnage de Vauzelles, ce livre met au jour la vitalité, à Lyon, d’un catholicisme ouvert et actif, poreux aux modes littéraires, aux apports humanistes et artistiques, en prise avec les exigences municipales de la charité, les préoccupations contemporaines de diffusion des Ecritures et le désir de développer une piété incarnée.

 

Table des matières :

 

Introduction

Chapitre premier : Jean de Vauzelles entre dieu et le siècle (ca. 1495-1563)

Chapitre II : témoignages inédits sur Louise de Savoie et Marguerite de Navarre (1526-1531

Chapitre III : Marguerite de Navarre, Vauzelles et l’Hystoire evangelique d’Ottmar Nachtgall (Augsbourg-Lyon, 1526)

Chapitre IV : la parole en français et en images : Marguerite, Vauzelles et l’Arétin (Venise-Lyon, 1539-1551)

Chapitre V : la « danse de la mort » d’Holbein : ars moriendi ou ars figurandi (Bâle-Francfort-Lyon, 1538-1542)

Chapitre VI : les écritures illustrées (Nuremberg-Lyon, 1511-1564)

Chapitre VII : la parole en latin : Sante Pagnini, un hébraïsant catholique à Lyon

Chapitre VIII : la charité chrétienne en actes : l’aumône générale de Lyon (1531)

Chapitre IX : pour la plus grande gloire de Lyon : les Entrées royales de 1533

Conclusion

 

Page sur le site de Droz.

 

Agathe Sueur, "Le frein et l'aiguillon. Eloquence musicale et nombre oratoire (XVIe - XVIIIe siècle)"

Agathe SueurLe Frein et l’Aiguillon. Éloquence musicale et nombre oratoire (XVIe- XVIIIe siècle), Classiques Garnier, coll. "Renaissance latine", Paris, 2014, 423 p., Broché, ISBN 978-2-8124-2109-9, 46 €; Relié, ISBN 978-2-8124-2110-5, 71 €.

De la Renaissance au xviiie siècle, les humanistes et leurs héritiers se passionnent pour l’éloquence musicale du rythme. L’étude examine cet aspect méconnu de la rhétorique musicale dans les sphères italienne et allemande, en montrant le rôle qu’y ont joué la langue et la culture latines.

 

From the Renaissance to the eighteenth century, humanists and their inheritors were fascinated by the musical eloquence of rhythm. The study examines this little-known aspect of musical rhetoric in Italy and Germany, demonstrating the role that language and Latin culture also played.

Hugues Daussy, "Le parti huguenot. Chronique d'une désillusion (1557-1572)"

Hugues DaussyLe parti huguenot. Chronique d'une désillusion (1557-1572), Genève, Droz, Travaux d'Humanisme et Renaissance, vol. 527, 2014, 888 p.

 

Le royaume de France aurait-il pu devenir protestant ? Stimulés par une foi intense et convaincus de l’action providentielle de Dieu en faveur de la « vraie religion », les huguenots l’ont réellement cru à l’orée de la décennie 1560. Cet ouvrage retrace l’histoire éphémère et tragique de cette folle espérance d’une conversion du roi et de tous ses sujets à la Vérité de l’Evangile. A travers la reconstitution des moyens mis en œuvre par les pasteurs, la noblesse et les élites urbaines réformés, afin de faire triompher leur cause, c’est l’histoire du parti huguenot qui se dessine au fil d’un récit conçu comme une chronique scandée par de multiples rebondissements. Instrument politique et militaire, le parti commandé par Condé, Coligny, Jeanne d’Albret et le jeune prince de Navarre connaît une croissance spectaculaire qui lui permet de déployer ses réseaux jusqu’au cœur de l’Europe protestante. Progressivement affaiblie au fil des revers et des déceptions, l’illusion d’une France huguenote s’évanouit tout à fait en août 1572, noyée dans le sang des victimes de la Saint-Barthélemy.

Jean Calvin, "Congregationes et disputationes. Series VII. Varia", édité par Erik Alexander DeBoer

Jean CalvinCongregationes et disputationes. Series VII. Varia, édité par Erik Alexander DeBoer, Genève, Droz, "Ioannis Calvini Opera Omnia", vol. 7, 1, 2014 (à paraître en mars). 

 

Pour la première fois, la totalité des documents issus des réunions de la Compagnie des Pasteurs de Genève a été rassemblée et publiée dans une édition critique. Pour la plupart, il s’agit de congrégations ou d’études bibliques. La majeure partie des vingt-quatre textes portant sur le livre de Joshua a été conservée à l’état de manuscrits et n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une publication. Cet ensemble de transcriptions des contributions de Jean Calvin, de Théodore de Bèze et de Michel Cop représente l’aperçu le plus complet de leurs échanges lors de la préparation du commentaire de Joshua par Calvin.

Sont également inclus la seule et unique version de l’Exposition du Catéchisme de Calvin, ainsi que l’édition critique des quarante propositions latines rédigées entre 1548 et 1552, sur lesquelles se fonde la formation théologique de la Compagnie des Pasteurs. Erik De Boer introduit et annote chaque texte et rend ainsi leur lecture accessible aux étudiants d’aujourd’hui.

"Italique: Poésie Italienne de la Renaissance"

Italique: Poésie Italienne de la Renaissance, Genève, Droz, volume XVI (2013), 2014, 35 €, 260 p.

 

Sommaire: Chiara Lastraioli, "Introduzione"; Franco Pignatti, "I capitoli di Francesco Maria Molza. Storia esterna e restauri testuali"; Danilo Romei, "Paralipomeni della disputa Brembo-Brocardo"; Giorgio Masi, "Un sonetto inedito sull' Ercole e Caco di Baccio Bandinelli, con ipotesi attributive (e il topos burlesco del dimissionario); Enrico Garavelli, "L'erudita bottega di Messer Claudio. Nuovi testi per il Reame della Virtù (Roma 1538)"; Giuseppe Crimi, "Mostri, menzogne e meraviglie nel Bosadrello di Baldassarre da Fossombrone"; Antonio Corsaro, "La poesia comica di Michelangelo. Per una nuova edizione dei testi"; Conférence Barbier-Mueller 2013; Chiara Lastraioli, "In extremis: la manière burlesque de Giovanni Francesco Ferrari".

"L'intime du droit à la Renaissance", Actes du cinquantenaire de la FISIER. Ed. Franz Bierlaire, Max Engammare, Alexandre Vanautgaerden

L'intime du droit à la Renaissance, Actes du cinquantenaire de la FISIER. Ed. Franz Bierlaire, Max Engammare, Alexandre Vanautgaerden, Genève, Droz, Cahiers d'Humanisme et Renaissance, 82€24, 544 p.

 

Max ENGAMMARE Historique de la FISIER ; Max ENGAMMARE Introduction ; Valérie HAYAERT De l’art de la jurisprudence à celui de l’emblème chez André Alciat et Pierre Coustau : æquiparatio, acumenet satire. PARTIE I : LE DIPLOMATE. Jean-Louis FOURNEL La question du prince chez Machiavel et Guicciardini : Ecriture(s) diplomatique(s) et écriture(s) de l’Histoire ; Monique WEIS Fondements juridiques et pratiques diplomatiques aux XVIe et XVIIe siècles : l’exemple des relations entre les Pays-Bas espagnols et le Saint Empire ; Alexandre VANAUTGAERDEN Censure et autocensure de l’Education du prince chrétien d’Erasme. PARTIE II : LE PÈRE. Claire DOLAN Mythes et réalités du père chez les notaires d’Aix-en-Provence dans la seconde moitié du XVIe siècle ; Monica FERRARI Le rôle du père dans la familia des princes en Italie au XVe siècle ; Franz BIERLAIRE Les droits et les devoirs du père de famille selon Erasme. PARTIE III : LE MAÎTRE. Jean-Paul PITTION Surveiller, édifier, punir : le recteur et la discipline au collège et à l’académie de Saumur (1613-1685) ; Géraldine CAZALS Le maître dans les statuts des corps de métier toulousains de la Renaissance ; René HOVEN L’image du maître d’école chez Erasme et Thomas More. PARTIE IV : LE PASTEUR. Matthias SCHMOECKEL Der Pastor als Richter ? Der Einfluss der lutherischen Reformation auf die untere kirchliche Gerichtsbarkeit ; Vincenzo LAVENIA Donner à César ce qui est à César ? - Fiscalité et Eglise catholique après l’époque médiévale ; Jean-Pierre BORDIER Le procès de Paradis dans la littérature dramatique et didactique de la fin du Moyen Age (XIVe-XVe siècles) ; William G. NAPHY Calvin’s Consistory : A Secular Court ? ; Guy BEDOUELLE Erasme et l’idéal évangélique du pasteur. PARTIE V : LE JUGE. Ian MACLEAN Juge et partie : ou la doctrine de la preuve dans les procès intentés contre les sorciers en Lorraine et en Franche-Comté autour de 1600 ; Richard COOPER Le juge comme personnage littéraire à la Renaissance ; Alessandro PASTORE Le juge, le juriste et le médecin (Italie, XVIe-XVIIe siècles) ; Silvana SEIDEL MENCHI Le juge comme confesseur (Venise, 1514-1526).

Alain Dufour, Max Engammare (dir. éditoriale) : "Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance"

Alain DufourMax Engammare (dir. éditoriale) : Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, LXXV-3, 2014, 5803.

 

TABLE DES MATIÈRES

M. CRANE, «Defence of the Gospel or Personal Grudge? The Autorship of the Duodecim Articuli»;

A. MOTHU, «Les visages du Christ dans le Cymbalum mundi»;

F. ZULIANI, «Un catechismo perduto e ritrovato di Pier Paolo Vergerio ‘per uso della chiesa di Vicosoprano & de gl’altri luochi di valle Bregaglia’ (1550)»;

 

NOTES ET DOCUMENTS

S. MATTON, «Agrippa est-il l’auteur ddu De arte chimica pseudoficinien»;

R. MENINI, «‘‘R. F.’’ (et non «F. R.»: de François Rabelais à Raymond Fraguier»;

G. BERTHON, «Raymond Fraguier poète français»;

 

CHRONIQUE

L.R.N. ASHLEY, «Recent Publications on Elizabethan England and Related Fields».

Federica Veratelli, "À la mode italienne Commerce du luxe et diplomatie dans les Pays-Bas méridionaux, 1477-1530"

Federica Veratelli, À la mode italienne. Commerce du luxe et diplomatie dans les Pays-Bas méridionaux, 1477-1530, Septentrion, Paris, 2014, 472 p. 40, 85 euros. 

 


Grâce au dépouillement des archives de la Chambre des comptes de Lille, un des fonds les plus prestigieux des Archives départementales du Nord, Federica Veratelli nous fait découvrir la manière dont la Renaissance italienne a été importée en Flandre à partir de la mort de Charles le Téméraire (1477). De par leur poids financier, les Italiens sont devenus les intermédiaires de choix auprès de la cour de Bourgogne puis de Habsbourg et des acteurs économiques, culturels et politiques des Pays-Bas méridionaux. Les documents sélectionnés donnent vie aux artistes, aux artisans, aux agents artistiques et commerciaux, aux hommes d'affaires et de lettres qui ont participé au rayonnement de la Renaissance italienne hors d'Italie.
L'ouvrage se présente sous la forme d’une édition critique de 189 documents (lettres, mentions comptables, quittances, inventaires), précédée d’une importante introduction qui fait l’état de la question artistiques et culturelles entre l’Italie et les anciens Pays-Bas méridionaux. Une trentaine d’illustrations donnera chair aux personnages référencés dans les textes, et donnera matière aux produits luxueux mentionnés.
Federica Veratelli, docteur en histoire de l’art de l’université de Ferrare, propose une approche originale et inédite pour l’étude des relations entre les Flandres et l’Italie au début de l’époque moderne.

 

Jan Miernowski (ed), Le sublime et le grotesque

Jan Miernowski (ed)Le sublime et le grotesque, coll. "Histoire des idées et critique littéraire", 2014, 344 p., 56 $

 

Le pari du volume Le Sublime et le grotesque est de saisir les moments de l’histoire artistique et littéraire, où l’horreur grotesque se confond avec la terreur sublime, où l’éblouissement sublime illumine les ténèbres caverneuses du grotesque. 

De tels croisements esthétiques se jouent dans la longue durée et dans un champ englobant la culture française mise en relation avec les littératures anglo-saxonne et allemande. Nous parcourons cet espace intertextuel de Sophocle à Amélie Nothomb, de Longin à Žižek, en passant par Montaigne et Shakespeare, Molière et Racine, Diderot et Kant, Hoffmann et Baudelaire, Schlegel et Hugo, Flaubert et Céline… Ces investigations nous mènent là où l’ordre harmonieux du sens et la plénitude de la forme s’effritent. A leur place apparaissent le rire embarrassé et le silence sidéré. D’habitude les impressions aussi opposées sont à chercher ou bien en deçà ou bien par delà le beau, dans les grimaces ridicules du grotesque, ou, au contraire, dans le ravissement fulgurant du sublime. Mais qu’advient-il lorsque les termes de cette alternative se confondent, bref, lorsque le sublime et le grotesque se rencontrent? 

Les réponses à cette question sont fournies dans ce volume par Baldine Saint Girons, Michel Magnien, Christian Biet, Michel Jeanneret, Richard Goodkin, Anne Vila, Hans Adler, Dominique Peyrache-Leborgne, Florence Vatan et Jan Miernowski.

Lire, choisir, écrire : la vulgarisation des savoirs du Moyen Âge à la Renaissance

Violaine Giacomotto-Charra, Christine Silvi (ed.), Rosanna Gorris Camos, Susanna Gambino-Longo, Christine Pigné, Myriam Marrache-Gouraud, Marie-Luce Demonet, Philippe Selosse, Jacqueline Vons, Hélène Cazes, Jean Balsamo, Valérie Fasseur, Christine Silvi, Violaine Giacomotto-Charra, Lire, choisir, écrire : la vulgarisation des savoirs du Moyen Âge à la Renaissance,  coll." Études et rencontres de l'École des chartes", Ecole nationale des chartes, France, 2014, 24,00 €.

ISBN-13 9782357230415, un livre broché.

 


L'analyse du livre scientifique, conduite dans le cadre du programme de recherche « Le livre scientifique: définition et émergence d'un genre – 1450-1850 », a fait émerger une interrogation sur la notion de vulgarisation, au cours de la longue période du Moyen Âge et de la Renaissance. L’idée de vulgarisation reste en effet, à ces époques, peu explorée?; quand elle l’est, c’est souvent de manière fragmentaire, en liaison avec un temps, une discipline ou un genre donnés. Or elle pose de nombreux problèmes?; on peut s’interroger sur la nature même de la vulgarisation, sur la pertinence du concept et du mot appliqués au Moyen Âge et à la Renaissance: est-elle la continuité naturelle de la science, son miroir, ou donne-t-elle naissance à un savoir différent, autonome?? Est-elle un genre, une forme, ou peut-elle prendre des formes variées?? Est-ce que des critères comme la simplification, le choix de la langue, l’illustration, le lectorat, sont pertinents?? Et le sont-ils toujours?? S’est également posée la question du vulgarisateur, ce troisième homme qui, sous l’aile des autorités, commence lui-même par lire, puis choisit, sélectionne, élimine, compile et, pour finir, modifie, réécrit. La vulgarisation entre-t-elle alors dans le champ de la création, comme une variation musicale sur la matière scientifique??
Deux journées d’étude, à Bordeaux en 2007 puis à Paris en 2008, ont permis à des chercheurs des deux périodes de se confronter à la diversité et la difficulté de ces questions: ce livre est le fruit de leurs travaux. Il se donne pour but de réfléchir à la notion, complexe car multiforme, de vulgarisation, à son statut, ses réalisations et ses applications du Moyen Âge à la Renaissance, sans l’attacher précisément ni à un genre donné, ni à une période limitée, ni à un type de savoir.

 

Sommaire


Violaine Giacomotto-Charra, Peut-on tracer les frontières de la vulgarisation ?
Christine Silvi, La revendication de la grécité dans quelques monographies d'oiseaux d'Aristote à Buffon.
Valérie Fasseur, L'enseignement de saint Augustin contre les manichéens dans le Breviari d'Amor de Matfre Ermengaud. Denis Hüe, Le Calendrier et compost des bergers, un vade-mecum populaire.
Jean Balsamo, Traduction de l'italien et transmission des savoirs: le débat des années 1575.
Hélène Cazes, Charles Estienne: fortunes et faillites d’une entreprise de vulgarisation.
Jacqueline Vons, Jacques Grévin (1538-1570) et la nomenclature anatomique française.
Philippe Selosse, Le «Plasne», la «Salmandre», le «Daulphin» et le «Mauvis»: la vulgarisation des savoirs dans les traités d’histoire naturelle de Pierre Belon.
Marie-Luce Demonet, Un exemple de vulgarisation philosophique: les facultés de l’âme à la portée de tous (et de toutes).
Myriam Marrache-Gouraud, Affronter et ravir la licorne des autres. Le chemin d’Ambroise Paré parmi les autorités.
Christine Pigné, Le sommeil vu par Pierre Messie.
Susanna Gambino-Longo, Imaginaire et connaissance des nations barbares en Italie au XVIesiècle.
Rosanna Gorris Camos, Écrire la terre, écrire le ciel: Guy LeFèvre deLaBoderie et Peletier duMans, poètes de la terre et du ciel.

Mentions légales | Charte de confidentialité | Plan du site
CORNUCOPIA, site de recherche universitaire : quand la littérature du XVIe siècle entre en résonance avec d'autres arts, d'autres disciplines, d'autres époques. ISSN 2261-8430.